Dropshipping : Attention au badbuzz !

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Salut les padawans des réseaux sociaux,

ATTENTION cet article risque d’en énerver plus d’un.

En cette période des fêtes de fin d’année, les campagnes de communication sur les réseaux sociaux afflues car c’est le moment de faire du cash, d’autant plus si vous êtes infleunceur ou que vous possédez une ou plusieurs boutiques en ligne.

Oui on va parler dropshipping (lisez cet article si ça ne vous dit rien : Dropshipping et réseaux sociaux) mais aussi et surtout BADBUZZ.

I – Le contexte

Récemment, pour le blackfriday, deux influenceurs Instagram français, @emmacakecup et @olteanvlad, qui cumulent 2.7 millions de followers à eux deux, ont été victimes d’un BADBUZZ ce qui leur a valu de nombreux commentaires désobligeants, agrémentés d’insultes et parfois même de menaces de mort et puis, évidemment, des followers en moins.

Pourquoi ? Et bien ils ont tous les deux mis en avant des produits de mauvaises qualités en faisant une opération de communication avec plusieurs boutiques en ligne basées sur un business model en dropshipping. Malheureusement pour eux, ces boutiques faisaient miroiter de supers produits alors que finalement ceux-ci étaient de très mauvaise qualité pour la plupart.

Alors évidemment, si tu achètes une montre à 20€ pour le black Friday, alors qu’on te disait qu’elle en coûte 200€ en temps normal et que quand tu la reçois tu te rends compte qu’elle ne vaut pas plus de 5€… Il y a de quoi péter un câble pas vrai ?

Et bien en gros c’est ce qu’il s’est passé.

La faute à qui ? Aux influenceurs qui ne sont pas assez regardants sur ce qu’ils signent. L’avidité les amis, l’avidité… Puis les dropshippeurs, qui sont parfois trop véreux ou qui ne sont tout simplement pas assez formés et ne savent pas comment faire du business correctement.

Donc, dans les deux prochaines parties, quelques petits conseils pour tout le monde, que vous soyez Influenceurs, dropshippeurs (et tout type de ventes en ligne) ou consommateur.

II – Pour les influenceurs

La dernière chose que vous voulez faire lorsque vous êtes influenceur, c’est de vous construire une mauvaise réputation. Car la plupart du temps, c’est votre personne que vous exposez directement aux yeux du monde, donc changer de compte Instagram ne suffira pas à attiser les flammes des haters et vous risquez de vous fermer beaucoup de portes pour avenir professionnel. C’est de plus en plus compliqué d’effacer une mauvaise e-réputation.

Alors lorsqu’on vous demande des faveurs de promotions sur vos réseaux sociaux, assurez-vous que vous pouvez faire confiance à la personne ou l’entité qui vous contacte et surtout que le produit/service que vous allez promouvoir sera pertinent pour vos followers et qu’il sera conforme à la description qu’on vous en a fait. N’hésitez pas à demander plusieurs échantillons pour vérifier par vous-même et si vous avez des doutes auxquels le dropshippeur ne peut répondre, ne vous y aventurez pas.

Si possible, mettez tout ça sur papier (contrat) ou le cas échéant, soyez sûr que si BADBUZZ il y a, chaque partie concernée assurera ses responsabilités.

III – Pour les droshippeurs et les marques

Contrairement aux influenceurs, si vous vous mangez un BADBUZZ dans les dents, certes vous allez plonger votre marque/business dans les abîmes, mais rien ne vous empêchera de recommencer sous un autre nom car vous ne serez pas connu publiquement.

Cependant, ce n’est pas l’intérêt on est d’accord, car dropshipping ou pas, développer un business ça prend du temps et de l’argent donc il vaut mieux faire ça correctement.

Pour les dropshippeurs, faites des sites un minimum professionnels avec des mentions légales et un onglet contact (avec de vrais contacts évidemment) pour rassurer et assurer les demandes diverses de SAV.

Puis concernant les produits que vous vendez, restez RÉALISTES ! Si vous vendez des montres à 80€ sur votre site qui vous coûtent seulement 2€ sur aliexpress.com, ne venez pas vous étonner des retours de flammes par la suite.

Et puis si vous avez une boutique en ligne pour une marque propre, hors dropshipping, assurez-vous aussi d’avoir un site internet professionnel et surtout un service SAV compétant pour répondre à toutes les éventuelles demandes, surtout concernant les mécontentements. Pas obligé non plus de prendre un outil à 2k€ par mois ou de mettre en place un système compliqué. Le SAV peut s’effectuer via des outils gratuits comme les réseaux sociaux mais spécifiez le bien sur votre site internet et surtout soyez réactifs.

Dernière chose, n’allez pas sur-vendre votre produit sur les réseaux sociaux, avec de la publicité mensongère, sur le long terme, ce n’est jamais payant.

Arnaud Wauthier